La musique appartient à ceux qui se lèvent tôt

TADEUS: Ce matin, je me suis levé une heure plus tôt, et j’ai fait ma promenade dans le sentier qui traverse la forêt jusque chez Michaud. Il y avait une bonne dizaine d’écureuils, et ça sifflait, deux pics-bois, et tous ces oiseaux dans les ramages. Je me croyais dans la jungle, oui, vraiment. J’ai même vu quatre biches, qui se sont arrêtées pour m’observer, qui ont disparu d’un bond, indifférentes. Étonnant.

ARTHUR: Une heure plus tôt?

TADEUS: Avant Grégoire. Si j’y vais trop tard, après le passage de Grégoire, la forêt est plus silencieuse qu’un tombeau. C’est qu’il tue tout. Et ce qui en réchappe se sauve. Grégoire croque des écureuils, avale des oiseaux.

ARTHUR: Grégoire prépare une thèse sur la neige dans la poésie patagonienne.

TADEUS: Ça ne le rend pas moins désagréable pour autant.

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S’il fallait s’arrêter aux risques!

PAT: Il n’y avait aucun risque. Malgré la foudre, et plus tard, la tornade, il n’y avait aucun risque. Nous étions toutefois décoiffés. À notre retour au village, il n’y avait plus personne. Il n’y avait plus de village.

KIN: C’était un mensonge. Il y a cinquante mètres de ma porte au square. Je risque tout, à tous coups. Il y a douze ans, j’y ai rencontré celle que j’ai épousée. C’est là qu’elle a rencontré celui avec qui elle est partie il y a un an et demi.

GOV: Il y a toujours un risque. À tout.

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Un beau dimanche de printemps

Dimanche matin, soleil printanier, rossignols, mésanges, le muguet et les tulipes, au loin, on aperçoit les lilas. Sourires béats, sourires satisfaits, sourires souriants. Calixe sort sur son balcon, contemple cette magnificence étalée à ses pieds. Calixe sourit. Puis les mains en porte-voix, il aspire longuement.

CALIXE: Il y a mille deux cent quarante-trois personnes dans notre petite ville qui ne mangent pas à leur faim.

Horreur! Les sourires, tous, les béats satisfaits souriants, disparaissent. Des poings se lèvent, les lilas tombent, les rossignols s’étouffent, les mésanges se cachent. Cent appels au service d’urgence, dix voitures de police rappliquent, Calixe est terrassé, menotté, bousculé, emprisonné. Perturbation de la tranquillité d’esprit. Le juge insiste sur l’énormité du crime, et surtout, sur son caractère incendiaire. Condamné, il périra. Le soir même, au fond de la décharge publique, deux fonctionnaires l’immobilisent sur la guillotine. Comme la lame est mal affûtée, il faut s’y reprendre à trois reprises avant que ne tombe ce qui tombe en ces circonstances.

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La mystérieuse disparition en forêt de huit cyclistes

YAN: Nous sommes partis ensemble, dix gais lurons, pour une randonnée en vélo de montagne. Au retour, nous n’étions que deux.

CARL: Huit ont disparu. On ne disparaît pas comme ça, sans que personne ne s’en rende compte!

YAN: Ben oui. La preuve.

CARL: Nous les retrouverons. Si j’étais vous, je souhaiterais qu’on les retrouve vivants. Sinon, vous serez notre principal suspect.

YAN: Et Han? Il est revenu lui aussi.

CARL: Mais depuis, il a disparu. Curieux, non?

YAN: En effet.

CARL: Si vous nous avouez tout, maintenant, ça vous libérera l’esprit, le juge en tiendra compte.

YAN: Mais j’ignore ce qui leur est arrivé! Comment le saurais-je?

CARL: On peut perdre son porte-monnaie dans le bois, on peut perdre son téléphone, mais on ne peut pas perdre huit camarades. Ça, on ne le peut pas.

YAN: Et pourtant, il semble bien que si.

CARL: Avouez!

YAN: D’accord. Vous y tenez, passons aux aveux. Nous roulions dans les sentiers. Han et moi, nous étions devant. Nous ne les attendions pas vraiment. Ils connaissent ces sentiers aussi bien que nous, ça ne m’inquiétait pas. Quand nous nous sommes arrêtés, ils n’étaient plus derrière nous. Nous avons rebroussé chemin, ils n’étaient pas là. Nous vous avons aussitôt appelés. Voilà tous les aveux dont je peux vous faire cadeau.

CARL: Ce ne sont pas ces aveux que je veux!

YAN: Faudra pourtant vous en satisfaire, je n’en ai pas d’autre.

CARL: Et si vous les aviez tués? Et si une fois de retour, vous aviez éliminé votre complice Han, devenu encombrant?

YAN: Pourquoi les aurais-je tués? Pas de motif! Pas de moyen! Pas d’occasion!

CARL: Nous trouverons! Je trouverai! Je sens que vous pourriez tuer. Vous avez la tête d’un homme qui le pourrait.

YAN: Évidemment. Autrefois, j’en ai tué pas mal de types. Pour des motifs fort variés, et parfois, franchement, presque fantaisistes. Mais là, avec ces huit-là, non. Vous n’y êtes pas du tout.

CARL: Que vous ayez tué la moitié de la ville le mois dernier, l’an dernier, il y a dix ans, je m’en balance. Mon affaire, c’est cette affaire des huit disparus! Ne cherchez pas à détourner l’attention.

YAN: D’accord. Mais je le répète, vous n’y êtes pas du tout.

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La machine

Au bureau de l’hebdomadaire Mon Village, distribué dans les cinquante-deux foyers de Sainte-Hélène-sur-Vide, on s’affaire à mettre les (nombreuses) touches finales à l’édition qui sortira demain, ou après-demain, ou plus tard. Principe premier du journal, pour que la machine fonctionne: connaître la machine. Cette connaissance commence par un respect absolu de la hiérarchie. Josse est l’homme à tout faire, celui qui écrit les articles, celui qui balaie le soir à la fermeture du bureau, celui qui prépare le café le matin, à l’ouverture.

RACHON: Josse, aujourd’hui, tu nous écriras un article sur l’accident de circulation.

JOSSE: D’accord.

Il n’y a pas eu d’accident de circulation, mais Josse connaît son métier, il le connaît mieux que quiconque, même si parfois il y a des tâches de café sur sa chemise, et de la poussière sur ses chaussures.

RACHON: Josse, tu feras des entrevues avec le policier Gascon, avec la marchande Julion, avec Yvare et Hattila, en tant que témoins.

JOSSE: D’accord.

Avec tout le talent dont il est capable, Josse écrit son article, ma foi fort sensationnel, sur cet accident qui a fait de nombreux blessés graves dont on ignore toujours l’identité, sur cette rue qu’on ne peut nommer en raison de l’enquête, sur la cause de l’accident qui repose sur trois facteurs dramatiques qu’on expliquera ultérieurement. Josse présente son œuvre au correcteur.

MATHRON: Ça ne va pas, ça ne va pas du tout! Laisse-moi corriger, je dois tout revoir avant de donner mon approbation.

JOSSE: D’accord.

Pendant que Mathron corrige, Josse époussette, et comme Mathron n’a pas terminé, Josse nettoie les cuvettes des toilettes des dames, les cuvettes des toilettes des messieurs, et vide le contenu des poubelles dans le grand bac à ordures, derrière, au fond du stationnement.

MATHRON: Voilà. Tu vas écrire “étonnant” au lieu de “surprenant”, et “agent de la paix” au lieu de “policier”.

JOSSE: D’accord.

Maintenant, Josse apporte sa copie à la titreuse, qui a le dernier mot sur les titres.

SOPRONNE: Qu’est-ce que c’est que ce titre! “Un accident grave ébranle Sainte-Hélène-sur-Vide”? C’est nul! Qui t’a appris à pondre des titres semblables! Faut que j’y voie.

JOSSE: D’accord.

Surveillant Sopronne du coin de l’œil, Josse lave les comptoirs, les poignées de porte, et tout ce que touche le personnel du journal. Il désinfecte avec une belle ardeur.

SOPRONNE: Voilà! Quelle chance que le journal m’ait! Voici le titre de ton article: “Un accident grave TROUBLE Sainte-Hélène-sur-Vide”. Il fallait y penser. Heureusement, je suis là pour ça. Je pense. Une véritable machine à penser. Productrice d’idées! Je suis géniale. Encore un titre mémorable. Un titre à impact. Va me changer ça tout de suite!

JOSSE: D’accord.

Josse apporte son article au département de la mise en page, où Naton le lui arrache des mains.

NATON: Trop long! Combien de fois faut-il leur dire! Il y a trois mots de trop. Raccourcis ça, et que ça saute! L’heure de tombée va tomber!

JOSSE: D’accord.

Josse relit l’article et en élimine trois mots. Avant de le rendre à Natron, il doit remettre l’article à Mathron pour qu’il en corrige la nouvelle version abrégée, et il devra consulter Sopronne, au cas où le changement de contenu nécessite une rectification du titre. Josse remonte donc la chaîne de production, une fois, deux fois, trois fois. La machine fonctionne bien, les rouages roulent, la hiérarchie palpite. Josse a eu le temps de laver, récurer, balayer, aspirer, et les locaux du journal sont maintenant impeccables. Le lendemain matin, le journal est publié. Josse le feuillette, mais n’y voit pas son article. Le publiciste avait besoin d’espace pour de nouvelles publicités, aussi son article a-t-il été éliminé. Mais une nouvelle journée commence, le café fume, et de nouvelles aventures attendent Josse.

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Ils vivent parmi nous

Durant l’été 1947, chaque semaine pendant six mois six jours un enfant disparaissait dans la ville de S. Pendant des décennies, le mystère a plané sur ces disparitions. Avaient-ils été égorgés par un maniaque? Vendus aux organisations criminelles de traite d’enfants? Bien des parents sont morts de chagrin sans jamais obtenir la moindre réponse. Après quelques années sans nouvelle piste, les enquêteurs ont mis le dossier de côté, et se sont attardés aux crimes tout neufs. Puis, en 2007, un feu de forêt a révélé la vérité au monde entier. À des kilomètres de toute habitation, loin des chasseurs et des coupes à blanc, vivait une vingtaine de familles. Dix-sept adultes de soixante-trois à soixante-sept ans, trente-neuf de leurs enfants, âgés de vingt-huit à quarante-trois ans, quatre-vingt-dix-sept de leurs petits-enfants. Ils parlaient une langue inconnue des ethnolinguistes, s’habillaient de vêtements roses, très doux, fabriqués à partir d’une plante sauvage qui produisait un fil solide, mais surtout, ils semblaient totalement ignorer la colère. Cette petite société, on l’aura compris, a été formée avec les enfants enlevés en 1947. Qui les a emmenés là? Dans quel but? Comment tout cela s’est-il construit? Pourquoi? Autant de questions qui restent en suspens. Pas un de ces étranges villageois n’a accepté de suivre les fonctionnaires, les policiers, les anthropologues qui les ont approchés. Ils se sont, c’est le cas de dire, fondus dans la nature. Extrêmement rapidement. Ils leur ont glissé entre les doigts, des plus vieux aux plus jeunes. Selon une rumeur qui circule, certains d’entre eux vivraient parmi nous, déguisés pour nous ressembler.

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L’inspiration vient sur le balcon

Jolene et Leane, assises sur le balcon, à parler de l’avenir, à regarder la route, à regarder, parfois, passer les voitures. En été, il en passe parfois deux, et même jusqu’à trois par jour. Ces jours-là, il vaut mieux laisser Donald attaché. Le braque allemand déteste la chaîne. Mais les jours de grand trafic, a-t-on vraiment le choix?

Aujourd’hui, il n’est pas attaché. Il est seize heures, et pas une voiture n’est passée depuis hier, midi vingt.

Grondement habituel, vers l’est, derrière la colline. Jolene et Leane se taisent, Donald dresse les oreilles. Jolene dit qu’elle est bleue, Leane qu’elle est blanche. Chaque fois, elles jouent ainsi. Elles gagnent rarement.

La voiture est grise. Japonaise, plaque du Texas, conducteur suédois, passager mexicain.

Jolene claque des doigts. Cette voiture vient de lui inspirer un nouveau roman, aventure, philosophie, redéfinition des formes littéraires, mouvement dans l’espace, international, dans le temps, trois cent vingt-deux pages, sept chapitres, une centaine de personnages, quatre principaux, qui mourront les uns après les autres, jusqu’à ce que naisse la future héroïne. Leane approuve, elle a déjà hâte de le lire, elle en fera la promotion, en ligne, en librairie.

Demain, qui sait, elle écrira peut-être un autre roman. Ou après-demain. Ou la semaine prochaine.

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Juste une autre histoire d’amour qui finit mal

YVES X: Ton frère est mort, pourquoi s’en sont-ils pris à lui? Je ne comprends pas. Pourquoi?

YVES Z: Il y a cette femme, vingt-cinq ans, vingt-sept tout au plus, elle a contacté monsieur R, lui a dit que ses enfants n’étaient pas vraiment les siens, il ne l’a pas cru, mais il a quand même fait enquête, test d’ADN, et effectivement, il n’est pas le père, mais pire que ça, la mère n’est pas la mère non plus, pourtant elle a été enseinte et tout, mais elle finit par avouer, elle a feint être enseinte, à deux reprises, et à deux reprises, elle a enlevé un bébé qu’elle a emmené chez elle comme étant le sien, je te passe les détails, super compliqué, elle a payé, crime organisé, tu ne peux pas t’imaginer, alors mon frère était ami avec l’aîné de ces deux enfants enlevés, meilleurs amis, et cet aîné, en fouillant dans les affaires de ses parents, il cherchait de l’argent, a découvert la vérité, en a parlé à mon frère, mais ce que je ne savais pas jusqu’à la semaine dernière, c’est que la mère kidnapeuse d’enfants était enseignante, elle enseignait à mon frère, et mon frère en était amoureux, il lui a fait des avances, plus d’une fois, elle le repoussait, un soir ils étaient seuls à l’école, il lui a dit qu’il savait pour ses deux enfants, qu’il ne dirait rien si elle acceptait, ça s’est passé vite, semble-t-il, elle a regretté, a pris ses distances, a même pris deux mois de congés, malade, vraiment malade, son ami, l’ami de mon frère fils aîné de l’enseignante, a tout compris, en a voulu à mon frère, se sont battus, c’est à une fête sur la plage, alcool, extazy, des copains de l’aîné s’en sont pris à mon frère, l’ont poursuivi, voulaient l’effrayer, c’est tordu, une jalousie bizarre, famille fêlée, l’ont pourchassé dans la nuit pendant plus d’une heure, le frappaient à coups de bâtons, il s’est réfugié sur les rochers, ne l’ont pas lâché, menaçaient de la lui couper, il a voulu se défendre, l’ont poussé, il a perdu le pied, chute de vingt mètres, le crâne sur les pierres, en bas, mort sur le coup, ils seront relâchés dans quelques années.

YVES X: Ben, dis-donc!

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Sauter d’une tête à l’autre

Quand je suis entré dans ses pensées, j’ai failli perdre la raison. Il était confortablement assis sur un banc, au parc L., les yeux plongés dans un livre, un joli livre neuf. Je n’ai pas hésité, je me préparais à goûter les charmes d’une pause estivale, ensoleillée, légèrement, oh très légèrement, intellectuelle.

Erreur.

Il ne lisait pas ce livre, il le regardait. Si je l’avais observé avec un minimum d’attention, comme m’a toujours recommandé le Grand Type, j’aurais remarqué que ça clochait. Mais j’étais épuisé, quelques nuits folles, quelques journées harassantes, je n’avais pas l’énergie de repartir aussitôt.

Dès mon arrivée, je me suis retrouvé en plein cœur d’un délire paranoïaque. “… et c’est moi qu’elle vient de regarder? Moi? Pas possible. Derrière? Il n’y a personne derrière. Ne pas lever la tête. Elle rit. Que raconte-t-elle à son amie. Ma tête! Ma sale tête. Moquez-vous! Vous ne me plaisez pas. Faux. Vous m’indifférez. Faux. J’irais vous culbuter dans la minute. Amour? Impossible. Elles m’ignorent. N’ont pas ralenti. Personne ne ralentit. Je suis un intellectuel. Faux. Je suis faux. Toujours faux. Partir. Jeter ce livre.”

Au secours. Épuisant! Pauvre bonhomme. “Si je mourais, qui remarquerais. Personne ne m’appelle. Personne ne m’écrit. Je suis quelqu’un qui n’intéresse pas. Un être invisible. Ma mère? Elle ignore que je vis ici. Amis d’enfance? Que sont-ils devenus? Je devrais travailler. Donner mon temps. Bénévole. Je rencontrerais des gens. À quoi bon? Je suis d’ailleurs.”

Heureusement, une jolie dame s’est assise près de lui, et j’en ai profité pour sauter chez elle. Ça respirait la joie, les projets de voyage, les rêves, les plans de randonnée à vélo, d’escalade, de camping. Respirer, enfin. Je l’ai entendue saluer le bonhomme d’où je sortais, sans obtenir de réponse. “Celui-là est plongé dans sa lecture. Je comprends. Quand je lis, moi-même, j’oublie tout le reste. Il a de belles mains. Quelque chose me dit qu’il est tendre, mais comment savoir? Il me rappelle cet ami d’adolescence, Jean-Marc, que nous aimions tous. J’aurais bien parlé du beau temps avec lui. Je me sens tellement! Tellement! Je verrai Nathalie dans trente minutes, j’ai hâte. Elle m’inspire. Ma coach devenue mon amie. Il ne lit pas vite, il ne tourne jamais les pages. Il est peut-être perdu dans ses pensées. On dirait qu’il sourit. Un sourire triste? Qu’est-ce que je raconte! Pourquoi les autobus font-ils autant de bruit? Est-ce que je voudrai un jour avoir des enfants? Pas avant trente ans. Pas avant quarante ans. Jamais? On verra. Toutes ces fourmis qui trottinent du matin au soir. Leurs terriers de chaque côté des sentiers. Un pas de côté, et ils sont détruits. Dès lundi, j’irai voir Jeanne Martineau. Je la convaincrai qu’elle doit m’embaucher. Le plan que je lui proposerai! Elle n’en croira pas ses yeux. La semaine prochaine, j’irai voir leurs nouveaux vélos. Le mien est vieux, lourd. Pas si lourd, mais si je pouvais avoir mieux. Je voudrais…”

J’ai fini par m’assoupir, bercé par un songe clair et doux. Près de nous, le bonhomme n’était plus là. Vit-il toujours? Peut-être s’est-il enfermé chez lui pour se saouler? Je crois que je passerai la nuit dans la tête de cette femme, et peut-être un jour ou deux. Puis j’irai faire un tour chez un jardinier. J’aime tellement les fleurs. Je les adore.

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