Blog

l’auteur québécois Michel Michel vous offre ici une microfiction chaque jour

Poème barbare

Quand j’étais blatte, j’ai appris tout ce qu’une femme a besoin de savoir pour enfin être heureuse. Ou pour tenter de l’être. Pourtant, ça avait mal commencé. Ma belle-mère, qui n’a jamais aimé ni la couleur de mes cheveux ni ma blanquette, m’a jeté un mauvais sort. Le jour où je l’ai sommée de sePoursuivre la lecture de « Poème barbare »

Le noeud

JANOT: Monsieur le Président! Monsieur le Président!  PRÉSIDENT: Mon cher Janot, le nœud de ta cravate est lâche. À mon avis. JANOT: Monsieur le Président, ils sont debout! Ils sont debout! PRÉSIDENT: D’abord, ce nœud. JANOT: Voilà, voilà, Monsieur le Président. C’est bien ainsi? Acceptable? PRÉSIDENT: Acceptable, oui, parfait, non. Tu sais, Janot, refaire unPoursuivre la lecture de « Le noeud »

Le tour de la maison 

Deux hommes assis sur un parterre, boivent une bière, bavardent. C’est l’été. Y a du soleil pour tous. Le jeune Rod, à peine plus de douze ans, passe en traînant ses savates. ROD: Pauvre imbécile, je t’ai dit de ne pas me prendre en photo. Quelle tarte! Faut toujours lui répéter. Tu vas m’effacer çaPoursuivre la lecture de « Le tour de la maison « 

Il ne faut jamais se fier aux moustiques du lac Doris 

J’étais étendu nu devant ma petite cabane, sur une île au centre du lac Doris. Mon oncle, qui m’a laissé la cabane et l’île à sa mort, m’a toujours répété que là, les moustiques piquaient comme ailleurs, mais sans douleur, sans infection. Épuisé de ma vie trépidante en ville, j’avais décidé de passer mes vacancesPoursuivre la lecture de « Il ne faut jamais se fier aux moustiques du lac Doris « 

Les lave-linge 

Je vivais avec une femme depuis tant d’années que j’avais oublié de me méfier. Même aujourd’hui, j’ai du mal. Quand le lave-linge s’est brisé, je l’ai réparé. Ça ne nous a rien coûté, elle était heureuse, j’étais heureux. C’est donc devenu une habitude. Je me suis mis à tout réparer, si bien que nos maigresPoursuivre la lecture de « Les lave-linge « 

Le paradis 

Une annonce postée en ligne, avec publicité très simple. Places au paradis à vendre. Un nom, Le Portier. Un courriel, un numéro de téléphone. Comme des milliers d’autres internautes, Al éclate d’un grand rire gaulois. Il saute sur son clavier, écrit ce qui lui passe par la tête. AL: J’voudrais bien aller au paradis, seulement,Poursuivre la lecture de « Le paradis « 

Basse-cour 

GUSTAVE: Elles sont toutes à toi, ces poules?  LEYLA: Papa m’a donné la maison, à condition que je garde le poulailler. Tu veux bien m’aider à ramasser les œufs? GUSTAVE: Les œufs? Vraiment? Tu en fais quoi des œufs? LEYLA: J’en donne à la soupe populaire, j’en vends, je m’en garde. GUSTAVE: Toutes ces poules!Poursuivre la lecture de « Basse-cour « 

De jolis poissons

La file des touristes devant la guérite s’allonge à mesure que le soleil descend au-dessus des vieux immeubles de brique rouge. Les derniers arrivés devront probablement revenir demain. Vingt dollars par personne, quinze pour les enfants et les gens de soixante-cinq ans et plus. Les promoteurs promettent de prolonger la saison, l’an prochain, et surtout,Poursuivre la lecture de « De jolis poissons »

Chargement en cours…

Un problème est survenu. Veuillez actualiser la page et/ou essayer à nouveau.


Traitement en cours…
Terminé ! Vous figurez dans la liste.