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l’auteur québécois Michel Michel vous offre ici une microfiction chaque jour

Pas de café dans la nouvelle morale

OLEO: Si j’inventais une morale, ça t’irait? POTO: Ben oui. Puisque nous n’en avons pas. Ça nous changerait. OLEO: Alors, dressons une liste des interdictions. N’importe quoi. Que devrait-on interdire? POTO: Les yeux! Interdisons les yeux. OLEO: D’accord. Ce sera difficile, mais rendons immoraux les yeux dénudés. Fini les regards libres. Quoi d’autre? Devrions-nous interdirePoursuivre la lecture de « Pas de café dans la nouvelle morale »

Le clown

Je n’ai jamais rêvé de boucherie. Quand j’étais petit, je me voyais clown dans un cirque. Bastonnades, pirouettes, par moi aurait fusé le rire, la joie. Parce que par chez nous, la vie n’est pas rose. Je n’ai jamais vu de cirques qu’à la télé. Alors, par paresse et nécessité, j’ai marché dans les pasPoursuivre la lecture de « Le clown »

Gare aux tricheurs

INCONNU: J’ai contribué, donc donnez-moi un ticket, laissez-moi entrer, dans un mois il sera trop tard. GARDE: Vous pourriez aussi laisser votre part à la patrie. La patrie vous en sera reconnaissante. INCONNU: Tout ce que je veux, c’est entrer, vivre un coup de foudre, boum, et repartir heureux. Qu’est-ce que la patrie ferait d’unPoursuivre la lecture de « Gare aux tricheurs »

L’ému

YASH: Alors, évidemment les mauvaises langues répandent une salive sombre, toxique. NORTÉE: Évidemment. Il faut bien. YASH: Pourtant, de l’émotion, il y en a. Tout partout. Tellement partout, tellement tellement. Mais jamais suffisamment. Pas assez partout, je veux dire. Partout, mais pas partout partout. Donc, on veut étendre ça partout, même en dehors du partoutPoursuivre la lecture de « L’ému »

Courir

Alors c’est la course. Ce sera une promenade, ce sera long, et j’en crèverai. Mais je dois y aller. Me donner l’impression de foncer, comme mon frère et ma sœur , vers un objectif noble. Évidemment, je tournerai en rond. Un circuit fermé, bête. Le trajet est une longue boucle. Faut quand même en avoirPoursuivre la lecture de « Courir »

Comment va ta mère?

ARTHUR: Mon colocataire ne paie plus le loyer, il n’en sent plus l’utilité. Il préfère me donner de petits coups de couteau dans le dos. Tous les soirs. Parfois le matin aussi. HARVEY: Ça t’agace? ARTHUR: Plutôt, oui. Je dois tout payer, ce qui m’appauvrit. Et je suis maintenant une passoire, ce qui m’affaiblit. HARVEY:Poursuivre la lecture de « Comment va ta mère? »

L’appel du président

J’attends l’appel du président. Le président ne m’appelle jamais. Pourquoi m’appellerait-il? Là, c’est différent. J’ai contacté son secrétaire, qui m’a assuré que le président m’appellerait. Cela fait quelques jours, alors je prends de grandes respirations, je patiente comme je peux. Il m’appellera. Il appellera et je lui dirai tout. Qu’il faut augmenter ma pension, réduirePoursuivre la lecture de « L’appel du président »

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