Florence

J’aimerais vous résumer l’histoire de Florence, mais c’est un peu compliqué. Elle voulait que Laurent coupe un arbre, un sapin géant, pour lui prouver son amour, mais ça a foiré. L’arbre est bien tombé, mais il a tout détruit, et dix ans plus tard, elle l’a revu, elle l’a bourré de salade grecque et de chansons, mais il la regardait avec deux grands yeux ronds, légèrement imbéciles, alors elle est partie. Dix ans plus tard, le hasard les a encore collés l’une à l’autre, ils ont enquêté sur cette invraisemblance, des meurtres commis par des personnes infectées par un virus, et ça s’est terminé avec plusieurs enfants, c’est souvent comme ça que ça se passe, et elle a choisi de vivre seule, il a fini dans les bras d’une actrice, c’était prévisible, mais on le lui aurait dit, à Florence, et elle n’aurait rien voulu entendre. Il y a, comme ça, des histoires parfaitement absurdes.

Une journée parfaite

J’ai passé la matinée à chasser des fourmis mauves. Je n’en ai pas trouvé, mais j’ai rencontré Manon, qui est vieille et malade, vieille et méconnaissable, vieille et sèche. Nous avons parlé du vieux temps, celui où nous vivions dans les ruelles, quand elle était blonde et sérieuse et trop intelligente, quand j’avais du mal à marcher droit. Manon m’a trouvé bien changé, mais c’est tout, elle ne m’en a pas dit plus.

Au lunch, je me suis payé ce qu’il est à la mode de manger, et comme j’avais encore faim, j’ai acheté de la sangria, je l’ai bue avec un inconnu, sur un banc face au fleuve.

Dans l’après-midi, je crois que j’ai dormi. Oui. J’ai dormi. Sur mon siège, au cinéma. On y jouait « Aimer Florence », mais j’ai manqué le début, je suis tombé en plein assassinat, et avant que la victime n’expire, je dormais déjà.

Ces jours-ci, le jour part si vite. J’observais les satellites quand Éric m’a demandé de lui apprendre à faire du vélo. Nous y avons passé la nuit.

Qu’est-ce que je ferai aujourd’hui? D’abord un café. Ensuite, les idées me viendront.

Le bonheur, c’est d’aimer ce qu’on a

MARTI: Ça va pas. Non. Pas trop.

HEIDO: Ils disent tous ça. Tous. Pourtant. Ils veulent toujours plus. Plus. Tous ils veulent plus. Et toi?

MARTI: J’ai faim.

HEIDO: Tu voudrais du caviar? Du champagne? Tu voudrais t’empiffrer de thon au melon? De cochon aux champignons? Une faim, comment dit-on, une faim de lion?

MARTI: Oui.

HEIDO: Là est la source de ton supplice. Tu veux! Ils veulent tous! Tous. Ils veulent ceci, ils veulent cela, ils veulent plus! Comme toi. D’où leur malheur. Mais je suis généreux. Je vais t’aider. Moi, Heido le généreux, je vais te porter secours. Je t’ouvrirai les portes du bonheur! Je te les ouvrirai toutes grandes. Oui. Tu ne peux pas t’imaginer comme c’est simple. Tellement simple. Il suffit d’une toute petite chose, une toute petite idée, une infime décision. Ne rien vouloir. Accepter pour une fois de ne rien vouloir. Tu veux essayer? Tu veux bien ne rien vouloir? Dis, tu le veux?

MARTI: Non.

HEIDO: Tu es buté. Prévisible. Ils le sont tous. Tous butés, ce n’est pas imaginable. Non. Mais quand ils réalisent, oh quand ils réalisent, lorsqu’ils réalisent, ils s’étonnent de leur entêtement. Ne t’en fais pas, Marti, ton entêtement passera. Peut-être. C’est une chose qui peut passer. Oui. Passer. Alors tu vois, tes yeux voient enfin, tu comprends tout. Que le bonheur, vraiment, c’est d’aimer ce qu’on a. Simple, non? Aimer ce qu’on a. Que ça. Recette simple. Tu ne crois pas?

MARTI: …

HEIDO: Tu ne réponds pas? Qu’as-tu? Viens, marche avec moi. Soyons heureux! Mais bouge-toi! Pourquoi restes-tu là, étendu, à faire le mort? Tu parles d’une idée! Faire le mort! Ils le font tous. Ils finissent tous par faire le mort. Pas original, ne va pas croire, je l’ai vu avant, ce tour-là. Faire le mort!

Hiver et café

MIA: Monsieur le Grangrand, il gèle dehors. Il gèle dur.

GRANGRAND: Ce café est froid. Les incapables. Ordonnez-leur de m’apporter un café chaud. C’est pas sorcier. Les incapables!

MIA: C’est fait, monsieur, ils y travaillent. Mais en bas, dans la rue, il y a de la neige. Les gens gèlent, et ça les transforme.

GRANGRAND: Surtout, pas de sucre dans mon café.

MIA: Quand ils gèlent, parfois, les gens, ils meurent, monsieur Grangrand. Encore ce matin, ils ont trouvé neuf cadavres.

GRANGRAND: Surtout, veillez à ce que les tasses soient propres. La semaine dernière, il y avait des taches sur ma tasse! Les incapables!

MIA: Aussi, quand ils gèlent et qu’ils crèvent, les gens se fâchent. Ils sont tous là, en bas, à réclamer.

GRANGRAND: S’ils ne parviennent pas à servir proprement du bon café, nous changerons de fournisseur. Notez-le. Et pourquoi pas, commencez dès aujourd’hui à chercher un nouveau fournisseur. Au prochain pépin, nous abandonnerons ces incapables!

MIA: Ils lancent des briques. Je crains qu’ils ne parviennent à entrer dans l’édifice, monsieur Grangrand. Notre service de sécurité a beau matraquer, a beau tirer, il en vient toujours plus. Ne devrions-nous pas aviser?

GRANGRAND: Et ce café? Vais-je attendre toute la journée? Vous savez que je ne peux pas boire mon café après 11:03! Ma limite. Si j’en bois après, je ne dors pas de la nuit. Quand même! Les incapables!

MIA: Ils grimpent dans tous les escaliers. Les portes de sécurité ne résistent pas. Ils arrivent.

GRANGRAND: Voilà, il est 10:59. Il sera bientôt trop tard pour le café. Ma patience s’impatiente. Congédiez ce fournisseur. Demain, une nouvelle ère s’ouvre pour nous. Les incapables!

MIA: Ils sont là, monsieur Grangrand. Ils vous retirent vos vêtements, monsieur Grangrand. Ils ont froid, vous savez. Très froid. Ils ouvrent votre coffre-fort, monsieur Grangrand. Voici votre café, monsieur Grangrand. Il n’est que 11:01. Mais qu’avez-vous, monsieur Grangrand?

GRANGRAND: Ce café est infect!

La chance inouïe de ce cher Léopold

Léopold est mort. Vous vous souvenez de Léopold? Nous en parlions il y a deux jours. Léopold qui n’était pas cool.

Voilà qu’on l’a trouvé suffisamment intéressant pour l’assassiner. Une considération dont il n’aurait jamais osé rêver. Comme maman dit, il faut toujours garder espoir. Tout vient à qui sait attendre.

Ce fut un bel assassinat.

On l’a ligoté sur une bergère Louis XVI. Un chirurgien a délicatement ouvert le thorax, de façon à exposer le cœur aux regards de tous les participants, de toutes les participantes. Et chacun, chacune, a pu alors tenter sa chance avec une fléchette. Joli jeu, mais jeu d’amateurs! Le premier à atteindre le cœur a été un fonctionnaire d’une trentaine d’années qui en faisait au moins cinquante. Mais Léopold a tenu le coup. Oh, pas longtemps. Un coup au cœur, ça ne pardonne pas. Mais les participants et les participantes ont pu lancer sept autres fléchettes avant que le décès ne soit constaté.

Il reste, de cet assassinat, des photographies. De belles photographies couleur.

Ce cher Léopold

Léopold n’est pas cool. Pas ce qu’on appelle cool. Il mange mal, boit beaucoup, se saupoudre l’esprit d’une quantité épatante de poudres. Léopold lance des briques dans les vitrines des boutiques, mais pas que ça. Il en lance aussi sur les belles bagnoles, sur les villas du haut du village, dans les fenêtres de la mairie. Léopold lance aussi des bouteilles sur les policiers qui nettoient, épisodiquement, le parc où avec ses amis il rit, s’amuse et dort.

Depuis longtemps, Léopold sait que le temps passe.

Léopold s’est retrouvé au volant d’une immense bagnole. Une bagnole bleue. Léopold s’est gratté le cuir chevelu, se l’est gratté à fond pendant de longues minutes, parce que sa bagnole l’a conduit jusqu’à une immense maison, une maison blanche, dans laquelle il y avait une femme, trois enfants, un atelier de menuiserie, un bel équipement de pêche à la ligne et trois livres.

Mais Léopold n’est toujours pas cool.

Quand il dort, la nuit ou le jour, des policiers sautent dans ses rêves, et osent le chasser à coups de matraque. Le chasser de ses rêves, de ces rêves qu’il croyait siens.

Depuis, Léopold comprend que le temps passe.

Le freak

J’ai frappé à la porte, il a entrebâillé la porte, j’ai demandé à entrer, il a refusé. Bang. La porte claquée au front. Assommé. Commotion. Quand les ambulanciers m’ont ramassé, j’avais toujours l’esprit gnangnan. Impossible de les convaincre de me laisser là, de filer vers d’autres blessés. M’ont sanglé, piqué, transporté dans une bâtisse étrange. Je n’en ai pas vu grand-chose, mais ça m’a semblé être une sorte de hangar, de ces hangars désaffectés comme il y en a plusieurs dans le quartier industriel. Pas un hôpital, j’en étais persuadé. Mais comment demander? Comment protester? Quand je me suis réveillé, j’étais seul, assis dans un fauteuil défoncé, devant une table remplie de vieux livres. Que de vieux livres, auxquels il manquait des pages. Route des Flandres, La métamorphose, Ulysse, il y avait là toutes ces pages sèches, jaunies, tachées de café, de cendre. Et rien d’autre. Il y avait cette table avec les livres, le fauteuil avec moi dedans, et rien d’autre. Que de l’espace dans un grand appartement sans décorations sans meubles sans la moindre trace de vie. J’avais faim, mais je n’ai tout de même pas pu résister à lire. Quel livre ai-je choisi? Les pages se désintégraient chaque fois que je les tournais, de sorte que je me voyais forcé de sauter une page sur deux. Et d’imaginer les pages manquantes. Quand j’ai quitté l’appartement, il faisait nuit depuis longtemps. À l’extérieur, je ne reconnais rien. J’ai salué un passant, je voulais me renseigner. Il a accéléré le pas. J’en ai interpellé un autre, il m’a ignoré. Quand j’ai saisi le bras d’un sexagénaire, que je lui ai demandé où nous étions, où était ma rue, il m’a répondu par un coup de mallette. Et m’a traité, de loin, de freak.

Petite visite de sa famille

Quand je l’ai rencontrée, elle conduisait un petit coupé rouillé, tout petit, mais comme elle était belle! Ça oui! Surtout les genoux. Elle les avait ronds, avec de fines teintes rosées sur les flancs, deux minces rubans qui s’entrelaçaient sous la rotule. J’en étais fou. Et cela, c’était sans compter sa nuque. Une nuque comme en portent les mairesses.

C’était l’hiver quand je l’ai accompagnée pour la première fois dans sa famille. Nous avions conduit pendant deux jours deux nuits, sans arrêt, jusqu’à ce domaine terré aux confins d’une forêt de conifères. Toute l’allée devant le manoir était recouverte d’une épaisse couche de glace. J’avais à peine posé le pied sur la glace, que le frère s’est mis à me lancer des os de porc. Pris par surprise, j’ai trébuché, et je me suis retrouvé sur le cul, à moitié assommé par un tibia reçu en plein front. Pendant ce temps, frère et sœur s’embrassaient, riaient. Je me suis relevé avec peine, patinant, multipliant de grotesques figures involontaires, grand écart, arabesques, cabrioles et le reste. Tant et si bien que, lorsque je suis parvenu près d’eux, ils s’éloignaient déjà vers le porche, bras dessus bras dessous, m’oubliant avec les paquets, les valises, et mes chaussures inadaptées à la patinoire où ils se déplaçaient avec une aisance que je leur enviais.

Je suis tout de même parvenu au manoir, j’ai poussé la porte, posé ma charge, respiré. Personne. J’ai tendu l’oreille, mais il a fallu quelques minutes avant que je ne perçoive des voix, lointaines. Faute de mieux, je me suis engagé dans un long corridor qui menait, j’en étais certain, à une sorte de salon, ou de boudoir, ou de salle à manger. Comment savoir! J’avançais, je progressais prudemment quand est apparu un vieil homme, un personnage si maigre, si gris, si chancelant que j’ai d’abord cru à une blague, à un déguisement. Le grand-père. Sans me saluer, sans se présenter, il m’a tendu une clef de voiture, m’a entraîné dans le garage adjacent, malgré mes protestations polies. Il y avait là une de ces voitures de sport italiennes, je ne me souviens plus de la marque, du modèle, il voulait que je le conduise chez la voisine. J’ai protesté, expliqué que j’accompagnais cette si jolie, sa si jolie filleule, il n’a rien voulu entendre et je me suis retrouvé assis au volant de cette voiture. Mais comment démarrer? Je n’avais alors conduit que des automatiques! Je n’allais tout de même pas risquer d’endommager une voiture de plusieurs centaines de milliers de dollars! Le grand-père s’est énervé, ça l’a vraiment contrarié, il s’est mis à rabâcher d’incompréhensibles paroles au sujet de sa voisine, et j’ai cru comprendre que c’était sa maîtresse, que personne n’en savait rien, mais c’était peut-être aussi autre chose, sa sœur, sa cousine, qu’est-ce que j’en sais!

J’ai quand même fini par me dégager de cette voiture, et je suis entré dans le manoir, bien déterminé à retrouver ma belle, coûte que coûte. J’ai foncé, presque couru, vers les voix, qui maintenant éclataient en rires métalliques. J’ai tourné à gauche, à droite, j’ai ouvert je ne sais combien de portes avant de les retrouver, elle, son frère et une générale en uniforme, sabre à la hanche. La mère! Dès qu’elle m’a aperçu, elle a appelé le majordome, et sans me laisser le temps de la saluer, a brandi son sabre dans ma direction. Ma belle! Ma belle me tournait le dos. Oh ma belle! Je balbutiais, j’appelais, mais elle m’ignorait.

La générale, fort habile, a découpé mon habit de quatre coups de sabre, et je me suis retrouvé tout nu au milieu de la pièce. Elle m’a examiné sous toutes les coutures, m’a même soupesé les testicules avant de conclure que je ne possédais pas le port requis pour déneiger la route qui mène au manoir. J’ai compris qu’elle me prenait pour un autre, un homme à tout faire du village. Tout en tentant, maladroitement, de me couvrir des lambeaux de mes habits, je lui expliquais sa méprise, mais elle a vivement secoué la tête. Jamais, a-t-elle hurlé, jamais je ne pourrais prétendre entrer à son service! À ce point, je n’ai pas jugé bon de préciser que c’est un futur gendre qu’elle avait devant elle, et même si je l’avais voulu, elle ne m’en a pas laissé le temps. Le majordome m’a agrippé par une oreille, qu’il a tordue, et m’a traîné jusqu’à la porte. Un coup de pied au cul, et me voilà sur la glace à nouveau, nu. J’ai protesté, espérant que ma belle ne se montre pour mettre fin à cette plaisanterie. C’est plutôt le majordome qui est reparu pour me lancer mes lambeaux d’habits et m’ordonner de disparaître. Quelle famille! Pourtant, elle! Elle était vraiment belle, et j’aurais tout fait pour elle, mais après deux heures trente-deux minutes à l’extérieur, à attendre qu’on m’ouvre, j’ai bien vu qu’on m’avait oublié.

A bien fallu rebrousser chemin vers la ville, deux nuits, deux jours. Quelques semaines plus tard, j’ai bien tenté de la revoir, mais nulle trace. Disparue. Disparue de son appartement, de son cercle d’amis, disparue même de Facebook, de Google.

Si vous la voyez, vous pouvez me joindre à la galerie où j’expose. Oui, c’est bien moi qui les peins, ces genoux de toutes couleurs, de toutes formes.

Le garçon magicien

Un stylo lui échappe des mains et chute vers la moquette, un joueur frappe la balle, John verse un verre d’eau sur le visage de Sergio qui dort, Mertudina saute du vingt-deuxième étage, une balle file directement vers l’os frontal de Rogudi, un missile est lancé sur la Ville, et le garçon, le garçon magicien va arrêter tout cela. D’un claquement de doigts suivi d’un clignement d’yeux suivi d’un cloisonnement de l’esprit. Le stylo ne tombe pas, la balle ne s’envole pas, l’eau ne coule pas, Mertudina ne s’écrase pas sur le trottoir, Rogudi ne reçoit pas une balle dans le coco, la Ville n’est pas anéantie. Grâce au garçon magicien. Magie. Sauf que.

Sauf que, maintenant que cette phrase est écrite, terminée, force est de dire ce qui est.

Le stylo est sur la moquette, la balle dans le champ centre, le visage de Sergio trempé, Mertudina et Rogudi morts, la Ville effacée.

Mais l’idée d’arrêter le mouvement, vraiment, c’est une excellente idée. Une idée. Oui. Excellente.

Histoire d’amour

Il y avait là un couple. Deux personnes. Ici, au bureau central, nous ignorions tout de ces personnes. Formulaire effacé, pas rempli, négligence des commis inférieurs. La routine. Mais ce couple. L’une des personnes avait une tête de brocoli, des bras de flanelle, des jambes pareilles à celles de mon oncle Hector, tandis que l’autre personne! Elle avait des boutons verts partout, sauf sur le nez. Un nez rouge. Cela faisait un joli couple, je vous l’accorde, mais ici, au bureau, nous soupçonnons de grandes surprises au-delà de ces apparences. Conséquemment.

Conséquemment, on m’a transmis le dossier. Je dois faire enquête. Je fais enquête. Pourquoi ce couple existe-t-il? Est-il le résidu d’une manigance criminelle qui menace le bureau? C’est ce que le bureau se demande.

Nous ne prenons pas les choses à la légère, au contraire, nous y investissons plus que les ressources nécessaires. Cette enquête prendra le temps qu’il faut, notre objectif est de planter notre flèche sur le cœur du problème. Pour l’annihiler. Toutefois.

Toutefois, cela peut prendre des années, quelques décennies parfois. De ce type d’enquête auxquelles vous consacrez tout votre temps, tout. Toute votre vie, toute.

Il y avait un couple suspect, auquel il manquait les éléments de base. Probablement un couple créé sur une autre planète, ou sur une île toute petite, à peine perceptible par nos satellites. Un caillou. Quelle qu’en soit la provenance, ce couple nous échappe.

Mais pas pour longtemps. Puisque j’enquête.