Tête vide

Je pourrais choisir entre cent chemins différents pour me rendre à mon boulot. Je prends toujours le même, pour ne pas penser. Je déteste penser. Ça me donne la migraine, et j’ai l’impression que je ne suis plus moi-même. Parfois, ça me donne des idées folles, faire l’amour avec mon voisin, embrasser ma logeuse, tuer des gens.

Alors, j’évite.

De penser.

Je marche. Le même boulevard. Je tourne là, puis là, comme si le chemin était marqué, comme si je me déplaçais dans un long corridor. Le soir, j’écoute des films américains. Parfois, je lis des polars. Je ne suis jamais triste, sauf quand je pense abondamment. On n’y échappe jamais tout à fait, c’est bien dommage. Dans ces moments d’abandon, j’emplis mes poumons d’air, je respire lentement, je conserve tout cet air quelques secondes, le plus longtemps possible, encore un peu plus, oui, voilà, c’est bon, délicieux, et j’y parviens. J’expire. Ah! Il n’y a plus rien. Plus rien.

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