La grande fuite d’un buveur de kombucha

Jack buvait son kombucha, paisible, allongé sur une chaise longue dans le jardin derrière sa maison, quand un homme a jailli d’entre les deux thuyas, courant, rouge et échevelé, bondissant par-dessus Jack et sa chaise, pendant que le voisin et la voisine débouchaient à leur tour d’entre les thuyas, brandissant des révolvers, tirant en direction du fuyard, mais mal, si mal que les balles effleurèrent la joue, la cuisse et le nez de Jack, surpris puis effrayé par tout ce brouhaha, mais se ressaisissant vite, se relevant et courant s’abriter derrière les érables, se croyant sauvé mais à tort, puisque voisin et voisine continuaient à tirer dans sa direction, tentant de contourner l’arbre pour l’atteindre, et cela, même si Jack leur indiquait l’allée par où le fuyard s’était éclipsé, jusqu’à ce que, profitant d’un faux geste de la voisine Jack s’empara de son arme, qu’il retourna aussitôt vers le voisin, qui s’était approché, qui allait l’abattre de sang froid, sauf que Jack fut plus rapide et tira tua élimina le voisin, ce que la voisine n’apprécia pas, ni le fuyard, qui contre toute attente n’avait pas fuit, ou du moins, pas fuit aussi loin qu’un fuyard en fuite devrait fuir, et qui revint en courant toujours, mais visiblement on voyait qu’il avait eu le temps de reprendre son souffle, se pencha sur le voisin maintenant réduit à l’état peu enviable de cadavre, lui subtilisa son révolver pour aussitôt, contre toute attente, quoiqu’à ce point Jack n’en avait aucune, le braquer sur Jack qui, bien au fait de l’égarement ambiant, bondit à nouveau derrière l’érable, non pas pour s’y réfugier, mais pour préparer sa sortie, qu’il réussit en tirant en direction du fuyard qui se mit à l’abris, ce qui permis à Jack de s’éclipser dans la nature, où ni le fuyard, ni la voisine ne daignèrent le poursuivre, n’y voyant peut-être aucun intérêt, si dans toute cette histoire il y avait un intérêt quelconque quelque part, si bien que Jack pu se mettre à couvert, mais pas pour longtemps parce qu’il entendit puis aperçut au-dessus de sa tête un hélicoptère aux couleurs de la police du village qui l’avait aussi aperçu et d’où une voix projetée dans un puissant haut-parleur lui ordonnait de se rendre, ordre suivi aussitôt par une salve d’arme automatique, ce qui effaroucha Jack qui se glissa sous les branches épaisses des conifères, où il entrepris de s’éloigner le plus qu’il pouvait de ces lieux dangereux, mais cela c’était sans compter les routes barricadées par les policiers au sol, qu’il aperçu lorsqu’il s’approcha de la route, quelques cinq kilomètres plus loin, et c’était sans compter les policiers qui sillonnaient les bois sur des motocross ou des véhicules tout terrains, armés pour une chasse à l’homme sans précédent, car c’est ce que c’était devenu, ce qui désola Jack, qui ne pouvait appeler ces forces de l’ordre pour leur expliquer le quiproquo, puisque dans son départ précipité il avait oublié son téléphone, si bien qu’il s’ingénia pour échapper à ses chasseurs, sachant, ayant compris qu’on le descendrait à vue, et jusqu’à présent il y est parvenu, et plutôt bien, réussissant même à se nourrir et à dormir un peu, toujours à l’affût, et il ne semble pas qu’il sera pris de sitôt, aussi vaut-il mieux laisser les choses où elles en sont, quitte à y revenir plus tard.

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