Restez chez vous, ça vaudra mieux

Il m’a dit, voici mon ami, voulait-il dire ami ou amie, impossible à déterminer, il n’a jamais prononcé son prénom, aucune indication, et je n’en voyais que le contour, vous savez, à contre-jour dans un soleil hivernal de seize heure, une ombre chinoise, une silhouette noire ou marron très foncé, pas très précise, je voyais une personne aux cheveux courts ou coiffés peut-être avec une queue de cheval qu’on ne pouvait apercevoir, une carrure qui aurait pu être celle d’une femme, d’un homme, allez deviner, avec autour ce liseré orangé, vif, entouré lui-même d’une frange jaune extrêmement brillante, presque aveuglante, et en toile de fond je ne voyais qu’un paysage surexposé, presque blanc, alors le lendemain, quand il y a eu toutes ces personnes devant moi et que je ne l’ai pas reconnu ou reconnue, cet ami ou amie s’est senti ou sentie vexé ou vexée, et de la foule une balle est partie, il m’a dit que je la méritais, alors si je m’en réchappe, je ne le verrai plus, ni lui ni ses amis ou amies, je me retirerai dans ma roulotte sur la rive de ce lac où personne jamais ne se rend, et je lirai tous les livres que j’ai entassés dans la boîte de mon camion depuis des années, et j’écrirai de longues lettres que je brûlerai les nuits de pleine lune et s’il vous plaît, ne me rendez plus visite. Merci.

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