La fin tragique d’un rêve

L’avez-vous entendu? Le traître! Couché dans ce square à rêvasser, à fabriquer des dentelles avec quelques mots, inventer jusqu’à nous faire croire à la magie, à une sorte d’extase de l’âme, une élévation qui l’aurait détaché de son ventre lourd, lui qui fait trembler la terre de ses flatulences, dont l’odeur tue moustiques et fourmis dans un rayon de deux mètres.

Oh! Et la voix! La voix fluette de cette pauvre fille, qui se cogne aux écorces dures des érables.

Notre lourdaud se roule avec peine, se relève et titube jusqu’à la gargote où il boira à la santé de ses souvenirs, qu’il égrène chaque soir devant des inconnus, souvenirs qui lui filent entre les doigts, flasques, laids et misérables.

Hélas, demain ressemblera à ce jour, et après-demain, et jusqu’à ce que crève la panse où se débat un ancien rêve, dont les soubresauts indiquent la fin prochaine.

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